La préhistoire du Judo
Le JUDO à pour ancêtre le JU-JITSU, en effet Jigoro KANO était un spécialiste
du ju-jitsu qu'il avait étudié dans plusieurs écoles et dont il a extrait les techniques
de projection et de contrôle que nous connaissons actuellement.
L'histoire du Judo dans le monde
Jeune, Jigoro Kano,était petit et chétif tant et si bien que se camarades se moquaient de lui en permanence.
Il reçut le sabre des samouraï à 10 ans, juste avant que l'empereur Meiji n'en interdise le port.
Du fait de sa santé fragile, Jigoro Kano decida de s'adonner au sport pour se développer le corps. Ce fut d'abort la gymnastique et le base-ball, sport pour lequel il créa le premier club du Japon en 1878.
Il ne commença l'étude du ju-jitsu qu'a l'age de 17 ans au moment de son entrée à l'université de lettres, avec le maître Hachinosuke Fukuda au sein de l'école Tenjin-shinyo-ryu dans laquel il découvre l'Atemi-waza et les Katame-waza. Jigoro Kano allait au Dojo tous les jours.
A l'époque, les judogi avaient des manches courtes et les pantalons ressemblaient à des bermudas. Les entraînements étaient très rudes et Jigoro Kano en revenait souvent couvert d'ecchymose et d'égratignures. Mais jamais il ne se serait plaint.
Il devint plus fort et résistant, mais restait petit et léger. Aussi essayait-il de bien étudier les autres pratiquants sur leurs techniques et leurs déplacements afin de mettre au point des techniques lui permettant de les vaincre.
Ainsi, dans le cours de maître Fukuda, il y avait un élève, Kenkichi Fukushima qui pesait près de 90 kilos. Après l'avoir bien observé, il lui demanda à la fin d'un cours si il acceptait de le rencontrer. Il le projeta, malgré son poids, de façon spectaculaire avec une technique qu'il venait de mettre au point, KATA GURUMA.
A la mort du maître Fukuda, Jigoro Kano, entre à l'école Kito-ryu, ou il découvre un esprit que ne le quittera plus et qu'il inclura plus tard dans sa propre méthode. Il s'agit d'un principe : (Minimum d'énergie, maximum d'efficacité) ou (utilisation efficace de l'énergie (SEIRIOKU ZENYO).
Dans le même temps, Jigoro Kano, que sa soif de connaissance dévorait, fréquentait les bouquinistes et achetait tous les vieux manuscrits qu'il pouvait trouver. Il put ainsi se procurer des documents originaux d'autres écoles.
Il apprit les techniques du Sumo et redécouvrit l'ancien art des saisies (Kumi uchi) qui aboutira au travail primordial du Kumi kata en Judo.
De toutes ses recherches et études, il fit une synthèse et décida de créer son propre Dojo. Ceci se fit en 1882, à coté du petit temple shintoïste d'Eisho-ji ou il avait élu domicile.
Ce Dojo comptait 12 tatamis (env. 24m²) et 9 disciples venaient y étudier dont Shiro Saïgo qui allait bientôt devenir très célèbre. Il nomma cette école le KODOKAN.
La réputation de l'école ne tarda pas à se propager . Cela rendait jaloux les maîtres des anciennes écoles.
A l'époque, la coutume était de se lancer des défis entres écoles concurrentes afin de prouver son efficacité par rapport a l'autre. La tradition pour les vainqueurs étant d'emporter l'enseigne des vaincus,le dojo de ces derniers perdait presque tout ses élèves.
Ainsi, l'école du maître jigoro Kano gagna bien des défis qui lui furent lancés par bon nombres d'autres écoles.
Le dojo ne cessa de s'agrandir et de déménagements en déménagements, passa de 12 tatamis à 167 tatamis en l'espaces de 7 années.
Le Judo du Kodokan est reconnu en peu de temps comme excellent et efficace depuis que ses étudiants ont vaincus des athlètes d'autre écoles de Ju-jitsu et des brigades de polices spéciales rompus au bujitsu. La plus célèbre rencontre a laquel ont participe les élèves de Kodokan, est celle organisée par la préfecture de police de Tokyo.
Shiro saïgo avait été désigné pour combattre avec Entaro Koshi, une sorte de géant patibulaire surnommé le démon de l'école TOKUZA. Saïgo esquivait simplement les attaques de Koshi et semblait se moquer de ses tentatives pour l'atteindre.
A un moment pourtant Koshi trouva l'ouverture et réussit a attaquer Saïgo. Il le souleva a hauteur de ses épaules et le projeta a terre de toutes ses forces. Mais Saïgo que l'on surnommait "le chat" était tellement agile qu'il réussit a retrouver son équilibre au milieu de sa trajectoire et se retrouva a nouveau debout face a Koshi.
Le démon de l'école TOKUZA eut une seconde de stupeur que saïgo mit a profit, il fit basculer par dessus son épaule avec une projection devenue célèbre mais aujourd'hui plus utilisée, "YAMA-ARASHI"
Ceci était réellement le premier pas de sa fulgurante ascension. Jigoro Kano présente le Judo comme un exercice physique accessible à tous.
Il procède avec l'organisation du Kodokanà l'éllaboration des règlements du Judo, Il devient le premier membre asiatique du Comité International Olympique (CIO) en 1909 et travail pour le développement du Judo dans le monde entier.
Le Judo devient sport invité aux J.O de 1964 a TOKYO, Supporté par tous les fans de Judo de la planète.
Il devient enfin sport officiel du programme Olympique aux J.O de 1976 à MONTRÉAL.
C'est maintenant un sport très populaire partout dans le monde.
Les dates importantes
1900 - 1910 : Apparition du JUDO en Europe;
1909 : Mr KANO, premier Japonais membre du C.I.O.
1948 : Création de l'Union Européenne.
1952 : Création de la Fédération Internationale de JUDO.
1956 : 1er championnat du monde de JUDO.
1964 : Le JUDO, sport invité aux J.O.
1972 : Le JUDO, inscrit définitivement comme sport olympique.
Le Judo en France
On peut dire qu'en France il y a deux périodes pour le JUDO et le JU-JITSU :
L'avant KAWAISHI et l'après KAWAISHI.
1 - Avant KAWAISHI :
En 1904, Ernest Régnier, qui se faisait appeler RE-NIE, ouvre rue de Ponthieu à Paris, une salle ou il enseigne un mélange de lutte et de ju-jitsu.
IL avait étudié à Londres dans une école japonaise. L'évènement qui allait donner le premier élans au ju-jitsu, fut un combat
qui eut lieu en 1905 le 26 octobre, en plein air, sur la terrasse de l'un des bâtiments de l'usine de carrosserie Védrien à Courbevoie Ernest Régnier a 36 ans, il pèse 63 kilos et mesure 1m 65, son adversaire, Georges Dubois, maître d'arme et de boxe, est également professeur d'escrime et sera maître d'arme a l'opera-comique de Paris. Il mesure 1m68, pèse 75 kilos et est âgé de 40 ans.
Après le traditionnel "Allez messieurs!" de l'arbitre, le combat commence, les deux hommes s'observent. Sur une feinte de RE-NIE, Dubois attaque par un chassé bas que RE-NIE esquive.S'ensuit un corps a corps qui continu au sol ou Dubois essaye d'étrangler RE-NIE, mais celui-ci se saisit du poignet de Dubois et lui porte une clé appelée JUGI GATAME.
Dubois s'avoue vaincu, le combat as duré moins de 30 secondes. Au lendemain de sa victoire, RE-NIE reçoit un grand nombre de demandes pour écrire un livre sur le Ju-jitsu de la part de nombreux hommes de lettres. Guy de Montgrillard vas ainsi participer a la rédaction d'un livre appelé "Les Secrets du Jiu-jitsu" RE-NIE devient professeur de Ju-jitsu dans le club du professeur Edmond Desbonnet sur les champs Elysées, le succès est immédiat, et toute l'aristocratie parisienne
veut apprendre cette méthode qui permet a un homme de 50 kilos de terrasser un colosse de près de 2 fois son poids.
Cet engouement se terminera de la même manière qu'il a commencé, par un combat ou RE-NIE est agressé sournoisement lors d'une démonstration par Witzler, un lutteur professionnel qui lui porte un coup de tête qui projette RE-NIE au tapis la figure en sang.Le combat suivant entre 2 instructeurs Japonais de Londres, n'est pas fait pour arranger les choses, un des deux hommes attrapant le second par les organes prouvant sa virilité et le contraignant a l'abandon.
Ce geste ne fit rien pour la "grandeur" du ju-jitsu, bien au contraire, les débordements survenus dans la salle a la suite de cette action, poussèrent la préfecture a réglementer les combats de Ju-jitsu : les combats entre Japonais sont interdits.
Peut a peut, le Ju-jitsu retombe dans l'anonyma.
2 - Après KAWAISHI :
Il faut attendre 1932 et une conférence de Jigoro Kano pour que tout recommence.
Moshe Feldenkrais, ingénieur et chercheur, passionné d'arts martiaux assiste a cette conférence et présente au maître, un livre qu'il a écrit sur le Ju-jitsu.
En 1934, les deux hommes se rencontre à nouveau.
En 1935, M. Feldenkrais, conscient des lacunes dont lui et ses amis souffrent, fait venir d'Angleterre le maître KAWAISHI alors 4ème DAN, pour y enseigner le Judo au sein d'une section d'un club de gymnastique et de culture physique réservé a des élèves de confession juive.Le Ju-jitsu Club de France était né. dont Jigoro Kano est le président d'honneur. Les pionnés du Judo en France sont des intellectuels, chercheurs ou journalistes tels : Feldenkrais, I. et F Joliot-curie (Secrétaire Générale), Biguart, Bonnet-maury (Président), C. Faroux
A la demande du maître KAWAISHI, cette section fut immédiatement ouverte aux élèves de toute confession.Cette section siégeait au 62 de la rue Beaubourg.
Très rapidement, un second club ouvrit ses portes le 22 février 1936 rue thénard toujours a Paris, dans le quartier latin, c'était le club Franco-Japonais.
En septembre 1939, lorsque la guerre éclate, M Feldenkrais doit rejoindre l'Angleterre
M. KAWAISHI regroupe les deux clubs en un seul et prend en main la destinée du JUDO en France.
La guerre de 39-45 freine un peut le développement du JUDO en France sans le stopper.
Dès 41 le JUDO s'organise : il devient une section de la fédération Française de Lutte.
Le 30 mai 1943, a lieu le premier championnat de France à PAris salle Wagram, un championnat sans catégorie de poids et d'âges. Cette compétition attire 3000 spectateurs et draine 19 fois plus importante que celle réalisé au dernier national de lutte.
Le 9 mai 1944, Un mois a peine avant le débarquement en Normandie, se déroule les second championnats nationaux au palais des glaces a paris.
M. KAWAISHI, est contraint de rejoindre le japon qui vient de rentrer en guerre, non sans réunir ses plus anciens élèves en leurs faisant promettre de rester unis et de s'entrainer le plus souvent possible sans abandonner le JUDO.
Le collège allait naître de cette réunion, collège dont les statut seront déposés en Novembre 1947.
Avant la fin de la guerre, des clubs se sont ouvert à Paris et en banlieue, comme
Le Club st Honoré avec London, Opéra avec Lamotte, Cercle Sportif avec Mercier et Andrivet, St Martin avec Peltier, JC Nanterre avec de Herdt.
Le 5 décembre 1946, le journal officiel publiait la naissance de la fédération française de Judo. En 1948 M. KAWAISHI rentre en France et doit s'accommoder des nouvelles structures la Fédération et le CNCN étant nés pendant son absence.
L'année 1951 fut décisive pour l'histoire du JUDO. La France adhère à l'union européenne, puis organise les championnats d'Europe a paris au Vel d'Hiv devant 12000 spectateurs et la même année voit la fondation de la fédération internationale.
S'en suivirent quelques dissensions qui rappelles celles que dut subir Jigoro Kano à ses débuts et qui s'èstompères rapidement même si la divergence des styles et des opinions existent encore, cela fait la richesse du JUDO.
Les dates importantes
1933 : Première conférence sur le JUDO de Mr KANO en France.
1935 : Arrivé de Mr KAWAISHI.
1936 : Fondation du Ju-jitsu Club de France.
1941 : Création d'une section JUDO a la fédération Française de lutte.
1943 : Premier championnat de France.
1944 : Départ de Mr KAWAISHI.
1947 : Création de la fédération française de Judo et Ju-jitsu.
1948 : Retour de Mr KAWAISHI.
1950 : Création de la revue Judo.
1951 : Adhésion de la France à l'union Européenne.
Premier championnat d'Europe à Paris.
Fondation de la Fédération Internationale.
1955 : Création du diplôme d'état de professeur de JUDO.
1957 : Scission entre la F.F.J et le C.C.N.
1961 : 3ème championnat du monde à Paris.
1967 : Sortie de la progression Française d'Enseignement du JUDO.
1971 : Arrêté ministériel créant le comité national des grades du Judo et réunification du Judo
Le JUDO à pour ancêtre le JU-JITSU, en effet Jigoro KANO était un spécialiste
du ju-jitsu qu'il avait étudié dans plusieurs écoles et dont il a extrait les techniques
de projection et de contrôle que nous connaissons actuellement.
L'histoire du Judo dans le monde
Jeune, Jigoro Kano,était petit et chétif tant et si bien que se camarades se moquaient de lui en permanence.
Il reçut le sabre des samouraï à 10 ans, juste avant que l'empereur Meiji n'en interdise le port.
Du fait de sa santé fragile, Jigoro Kano decida de s'adonner au sport pour se développer le corps. Ce fut d'abort la gymnastique et le base-ball, sport pour lequel il créa le premier club du Japon en 1878.
Il ne commença l'étude du ju-jitsu qu'a l'age de 17 ans au moment de son entrée à l'université de lettres, avec le maître Hachinosuke Fukuda au sein de l'école Tenjin-shinyo-ryu dans laquel il découvre l'Atemi-waza et les Katame-waza. Jigoro Kano allait au Dojo tous les jours.
A l'époque, les judogi avaient des manches courtes et les pantalons ressemblaient à des bermudas. Les entraînements étaient très rudes et Jigoro Kano en revenait souvent couvert d'ecchymose et d'égratignures. Mais jamais il ne se serait plaint.
Il devint plus fort et résistant, mais restait petit et léger. Aussi essayait-il de bien étudier les autres pratiquants sur leurs techniques et leurs déplacements afin de mettre au point des techniques lui permettant de les vaincre.
Ainsi, dans le cours de maître Fukuda, il y avait un élève, Kenkichi Fukushima qui pesait près de 90 kilos. Après l'avoir bien observé, il lui demanda à la fin d'un cours si il acceptait de le rencontrer. Il le projeta, malgré son poids, de façon spectaculaire avec une technique qu'il venait de mettre au point, KATA GURUMA.
A la mort du maître Fukuda, Jigoro Kano, entre à l'école Kito-ryu, ou il découvre un esprit que ne le quittera plus et qu'il inclura plus tard dans sa propre méthode. Il s'agit d'un principe : (Minimum d'énergie, maximum d'efficacité) ou (utilisation efficace de l'énergie (SEIRIOKU ZENYO).
Dans le même temps, Jigoro Kano, que sa soif de connaissance dévorait, fréquentait les bouquinistes et achetait tous les vieux manuscrits qu'il pouvait trouver. Il put ainsi se procurer des documents originaux d'autres écoles.
Il apprit les techniques du Sumo et redécouvrit l'ancien art des saisies (Kumi uchi) qui aboutira au travail primordial du Kumi kata en Judo.
De toutes ses recherches et études, il fit une synthèse et décida de créer son propre Dojo. Ceci se fit en 1882, à coté du petit temple shintoïste d'Eisho-ji ou il avait élu domicile.
Ce Dojo comptait 12 tatamis (env. 24m²) et 9 disciples venaient y étudier dont Shiro Saïgo qui allait bientôt devenir très célèbre. Il nomma cette école le KODOKAN.
La réputation de l'école ne tarda pas à se propager . Cela rendait jaloux les maîtres des anciennes écoles.
A l'époque, la coutume était de se lancer des défis entres écoles concurrentes afin de prouver son efficacité par rapport a l'autre. La tradition pour les vainqueurs étant d'emporter l'enseigne des vaincus,le dojo de ces derniers perdait presque tout ses élèves.
Ainsi, l'école du maître jigoro Kano gagna bien des défis qui lui furent lancés par bon nombres d'autres écoles.
Le dojo ne cessa de s'agrandir et de déménagements en déménagements, passa de 12 tatamis à 167 tatamis en l'espaces de 7 années.
Le Judo du Kodokan est reconnu en peu de temps comme excellent et efficace depuis que ses étudiants ont vaincus des athlètes d'autre écoles de Ju-jitsu et des brigades de polices spéciales rompus au bujitsu. La plus célèbre rencontre a laquel ont participe les élèves de Kodokan, est celle organisée par la préfecture de police de Tokyo.
Shiro saïgo avait été désigné pour combattre avec Entaro Koshi, une sorte de géant patibulaire surnommé le démon de l'école TOKUZA. Saïgo esquivait simplement les attaques de Koshi et semblait se moquer de ses tentatives pour l'atteindre.
A un moment pourtant Koshi trouva l'ouverture et réussit a attaquer Saïgo. Il le souleva a hauteur de ses épaules et le projeta a terre de toutes ses forces. Mais Saïgo que l'on surnommait "le chat" était tellement agile qu'il réussit a retrouver son équilibre au milieu de sa trajectoire et se retrouva a nouveau debout face a Koshi.
Le démon de l'école TOKUZA eut une seconde de stupeur que saïgo mit a profit, il fit basculer par dessus son épaule avec une projection devenue célèbre mais aujourd'hui plus utilisée, "YAMA-ARASHI"
Ceci était réellement le premier pas de sa fulgurante ascension. Jigoro Kano présente le Judo comme un exercice physique accessible à tous.
Il procède avec l'organisation du Kodokanà l'éllaboration des règlements du Judo, Il devient le premier membre asiatique du Comité International Olympique (CIO) en 1909 et travail pour le développement du Judo dans le monde entier.
Le Judo devient sport invité aux J.O de 1964 a TOKYO, Supporté par tous les fans de Judo de la planète.
Il devient enfin sport officiel du programme Olympique aux J.O de 1976 à MONTRÉAL.
C'est maintenant un sport très populaire partout dans le monde.
Les dates importantes
1900 - 1910 : Apparition du JUDO en Europe;
1909 : Mr KANO, premier Japonais membre du C.I.O.
1948 : Création de l'Union Européenne.
1952 : Création de la Fédération Internationale de JUDO.
1956 : 1er championnat du monde de JUDO.
1964 : Le JUDO, sport invité aux J.O.
1972 : Le JUDO, inscrit définitivement comme sport olympique.
Le Judo en France
On peut dire qu'en France il y a deux périodes pour le JUDO et le JU-JITSU :
L'avant KAWAISHI et l'après KAWAISHI.
1 - Avant KAWAISHI :
En 1904, Ernest Régnier, qui se faisait appeler RE-NIE, ouvre rue de Ponthieu à Paris, une salle ou il enseigne un mélange de lutte et de ju-jitsu.
IL avait étudié à Londres dans une école japonaise. L'évènement qui allait donner le premier élans au ju-jitsu, fut un combat
qui eut lieu en 1905 le 26 octobre, en plein air, sur la terrasse de l'un des bâtiments de l'usine de carrosserie Védrien à Courbevoie Ernest Régnier a 36 ans, il pèse 63 kilos et mesure 1m 65, son adversaire, Georges Dubois, maître d'arme et de boxe, est également professeur d'escrime et sera maître d'arme a l'opera-comique de Paris. Il mesure 1m68, pèse 75 kilos et est âgé de 40 ans.
Après le traditionnel "Allez messieurs!" de l'arbitre, le combat commence, les deux hommes s'observent. Sur une feinte de RE-NIE, Dubois attaque par un chassé bas que RE-NIE esquive.S'ensuit un corps a corps qui continu au sol ou Dubois essaye d'étrangler RE-NIE, mais celui-ci se saisit du poignet de Dubois et lui porte une clé appelée JUGI GATAME.
Dubois s'avoue vaincu, le combat as duré moins de 30 secondes. Au lendemain de sa victoire, RE-NIE reçoit un grand nombre de demandes pour écrire un livre sur le Ju-jitsu de la part de nombreux hommes de lettres. Guy de Montgrillard vas ainsi participer a la rédaction d'un livre appelé "Les Secrets du Jiu-jitsu" RE-NIE devient professeur de Ju-jitsu dans le club du professeur Edmond Desbonnet sur les champs Elysées, le succès est immédiat, et toute l'aristocratie parisienne
veut apprendre cette méthode qui permet a un homme de 50 kilos de terrasser un colosse de près de 2 fois son poids.
Cet engouement se terminera de la même manière qu'il a commencé, par un combat ou RE-NIE est agressé sournoisement lors d'une démonstration par Witzler, un lutteur professionnel qui lui porte un coup de tête qui projette RE-NIE au tapis la figure en sang.Le combat suivant entre 2 instructeurs Japonais de Londres, n'est pas fait pour arranger les choses, un des deux hommes attrapant le second par les organes prouvant sa virilité et le contraignant a l'abandon.
Ce geste ne fit rien pour la "grandeur" du ju-jitsu, bien au contraire, les débordements survenus dans la salle a la suite de cette action, poussèrent la préfecture a réglementer les combats de Ju-jitsu : les combats entre Japonais sont interdits.
Peut a peut, le Ju-jitsu retombe dans l'anonyma.
2 - Après KAWAISHI :
Il faut attendre 1932 et une conférence de Jigoro Kano pour que tout recommence.
Moshe Feldenkrais, ingénieur et chercheur, passionné d'arts martiaux assiste a cette conférence et présente au maître, un livre qu'il a écrit sur le Ju-jitsu.
En 1934, les deux hommes se rencontre à nouveau.
En 1935, M. Feldenkrais, conscient des lacunes dont lui et ses amis souffrent, fait venir d'Angleterre le maître KAWAISHI alors 4ème DAN, pour y enseigner le Judo au sein d'une section d'un club de gymnastique et de culture physique réservé a des élèves de confession juive.Le Ju-jitsu Club de France était né. dont Jigoro Kano est le président d'honneur. Les pionnés du Judo en France sont des intellectuels, chercheurs ou journalistes tels : Feldenkrais, I. et F Joliot-curie (Secrétaire Générale), Biguart, Bonnet-maury (Président), C. Faroux
A la demande du maître KAWAISHI, cette section fut immédiatement ouverte aux élèves de toute confession.Cette section siégeait au 62 de la rue Beaubourg.
Très rapidement, un second club ouvrit ses portes le 22 février 1936 rue thénard toujours a Paris, dans le quartier latin, c'était le club Franco-Japonais.
En septembre 1939, lorsque la guerre éclate, M Feldenkrais doit rejoindre l'Angleterre
M. KAWAISHI regroupe les deux clubs en un seul et prend en main la destinée du JUDO en France.
La guerre de 39-45 freine un peut le développement du JUDO en France sans le stopper.
Dès 41 le JUDO s'organise : il devient une section de la fédération Française de Lutte.
Le 30 mai 1943, a lieu le premier championnat de France à PAris salle Wagram, un championnat sans catégorie de poids et d'âges. Cette compétition attire 3000 spectateurs et draine 19 fois plus importante que celle réalisé au dernier national de lutte.
Le 9 mai 1944, Un mois a peine avant le débarquement en Normandie, se déroule les second championnats nationaux au palais des glaces a paris.
M. KAWAISHI, est contraint de rejoindre le japon qui vient de rentrer en guerre, non sans réunir ses plus anciens élèves en leurs faisant promettre de rester unis et de s'entrainer le plus souvent possible sans abandonner le JUDO.
Le collège allait naître de cette réunion, collège dont les statut seront déposés en Novembre 1947.
Avant la fin de la guerre, des clubs se sont ouvert à Paris et en banlieue, comme
Le Club st Honoré avec London, Opéra avec Lamotte, Cercle Sportif avec Mercier et Andrivet, St Martin avec Peltier, JC Nanterre avec de Herdt.
Le 5 décembre 1946, le journal officiel publiait la naissance de la fédération française de Judo. En 1948 M. KAWAISHI rentre en France et doit s'accommoder des nouvelles structures la Fédération et le CNCN étant nés pendant son absence.
L'année 1951 fut décisive pour l'histoire du JUDO. La France adhère à l'union européenne, puis organise les championnats d'Europe a paris au Vel d'Hiv devant 12000 spectateurs et la même année voit la fondation de la fédération internationale.
S'en suivirent quelques dissensions qui rappelles celles que dut subir Jigoro Kano à ses débuts et qui s'èstompères rapidement même si la divergence des styles et des opinions existent encore, cela fait la richesse du JUDO.
Les dates importantes
1933 : Première conférence sur le JUDO de Mr KANO en France.
1935 : Arrivé de Mr KAWAISHI.
1936 : Fondation du Ju-jitsu Club de France.
1941 : Création d'une section JUDO a la fédération Française de lutte.
1943 : Premier championnat de France.
1944 : Départ de Mr KAWAISHI.
1947 : Création de la fédération française de Judo et Ju-jitsu.
1948 : Retour de Mr KAWAISHI.
1950 : Création de la revue Judo.
1951 : Adhésion de la France à l'union Européenne.
Premier championnat d'Europe à Paris.
Fondation de la Fédération Internationale.
1955 : Création du diplôme d'état de professeur de JUDO.
1957 : Scission entre la F.F.J et le C.C.N.
1961 : 3ème championnat du monde à Paris.
1967 : Sortie de la progression Française d'Enseignement du JUDO.
1971 : Arrêté ministériel créant le comité national des grades du Judo et réunification du Judo
