LA BIRMANIE
Actuellement, en Birmanie, la "Boxe Birmane" se pratique de façon variable. D'une part, il existe de façon parcellaire, avec des maîtres disséminés, des organisations de combat dans les villages se déroulant à l'occasion de fêtes locales. Les plus grands tournois sont organisés au mois de Janvier, pour les fêtes de l'indépendance. Chaque année, des centaines de jeunes s'affrontent dans des combats d'une rare violence. Ces derniers, au rythme d'une musique locale, démontrent la richesse de ce sport de combat. Pour la plupart, les boxeurs ont pour maître leur employeur et peuvent combattre jusqu'à l'âge de 45 ans. Certains combattants arrivent néanmoins à partir combattre clandestinement en Thaïlande ou les gains sont plus attrayants. D'autre part, depuis quelques années, le gouvernement organise ses rencontres sur ring, titre en jeu.
LES ÉTATS-UNIS
La venue, pour des raisons politiques, de Maung Gyi aux États-Unis en 1959 a permis le développement des arts martiaux birmans en Amérique du Nord.
Maung Gyi a appris le Thaing en Birmanie avec des professeurs tel que Saw Ni, Bo Mein Sa et Saya Zaw Min. Il séjourne au Japon où, en 1953, avec un petit groupe de pratiquants, il participe à des exhibitions de Kick-boxing. Avec 96 combats à son actif, dont 66 gagnés par KO, il a combattu sous des noms divers : Kobayashi, Maung Maung et Maung Gyi.
À Washington, il créé en 1960 l'American Bando Association (A.B.A.). S'attachant en premier lieu à promouvoir les formes de combats de percussions, "Saya" Maung Gyi participa à de nombreuses démonstrations et combats, pour faire connaître la valeur des combattants birmans. Notamment en 1970 à Dayton, devant 3000 personnes, il bat un grand combattant, le puncheur Tim Fleming, par KO à la deuxième reprise. Dans cette même soirée il met également hors de combat le fameux Berdine. Ses capacités hors du commun, sa valeur de combattant polyvalent et son charisme lui permirent rapidement d'avoir l'écoute de tous. Il continua pendant de nombreuses années à enchaîner les activités promotionnelles et put, grâce à ses victoires dans tous les défis qui s'offraient à lui, faire connaître les Arts Martiaux birmans. Il fit son dernier combat à 48 ans au Madison Square Garden de New York en 1971 où il battit par K.O. le champion du Japon.
Maître reconnu et respecté, il organise dès les années 1960 aux États-Unis des combats de boxe pieds-poings que l'on appellera Kickboxing, puis Bando Burmese Kickboxing sous l'égide de l'A.B.A (Américain Bando Association) et de l'I.B.A (International Bando Association). Les règles utilisées s'inspiraient de l'ancestrale boxe birmane mère de toutes les boxes pieds-poings dans le Sud-Est asiatique. La pression des assureurs d'outre atlantique, les lois étatiques, et la nécessité de permettre aux pratiquants des autres disciplines de se mesurer conduisirent à un aménagement des règles pour les compétitions. L'époque voulait également que, les choses n'étant pas figées, celles-ci varient suivant les organisations. Maung Gyi, très présent sur la scène des arts martiaux américains, participa au début des années 1970 à l'élaboration des règles de la P.K.A (Professionnel Karate Association) première fédération régissant ce nouveau sport, le "kick-boxing". En 1975, Maung Gyi fut l'un des juges du combat qui opposait Bill Wallace à Joe Corley, pour le titre de champion du Monde de Full-contact.
Les grands champions américains de Bando Burmese Kickboxing sont : Jerry George, grand champion, combattant d'exception et merveilleux technicien capable de gagner en combat comme en formes ; Dale Minor champion du monde super lourd dans plusieurs disciplines (kick-boxing, boxe birmane), et enfin Carl Beaman, véritable légende des sports de combat, champion du monde dans toutes les boxes pieds-poings et dans quatre catégories différentes.
En Amérique du Nord cette discipline de précurseur dans les années 60 et 70 cherche un deuxième souffle. En effet ces dernières années, nombre de pratiquants se sont tournés vers des formes de rencontres sportives plus lucratives. Le championnat du monde amateur de "Bando Kickboxing" au mois de novembre rassemble de nombreux amateurs et professionnels, et le "Bando Free Fighting", lui, devient ces dernières années une "coupe de style" qui est un bon complément aux compétitions de formes (kata) et se déroule lors de la même manifestation au mois de mai.
L'EUROPE
Plus près de nous, en Europe, la France est, grâce à Alain-André Feschet, la nation d'implantation la plus ancienne. Aidé par les cadres qu'il a formé, Alain-André Feschet et la F.E.T.B. (Fédération Européenne de Thaing Bando) développent à travers le continent européen la pratique des arts martiaux birmans et notamment de la boxe birmane (Bama Lethwei), forme médiatique propice à la promotion. Actuellement plusieurs pays se structurent : la Russie, l'Angleterre, la Belgique, la Suisse ou plus récemment l'Italie, le Portugal et l'Allemagne.
Les compétiteurs des équipes de Thaing démontrent dans les différentes disciplines pieds-poings leur valeur et la compétence des boxeurs birmans. Pratiquants complets, ces derniers prouvent que la pratique de la boxe birmane, Bama Lethwei produit des compétiteurs polyvalents qui gagnent dans toutes les autres formes pugilistiques (Kick-boxing, Full-contact, Muay-thaï...). Certains, comme Jean-Pierre Sappeï (Champion d'Europe 1988, en poids welter) et surtout Jean-Roger Callière (Champion du Monde 1994 et 1995, en super welter), président de la Fédération européenne de Thaing Bando, et Alain-André Feschet (ex-champion du monde mi-lourd), directeur technique Européen, l'ont démontré sur les rings du monde entier.
Les cadres fédéraux sous l'impulsion d'Alain-André Feschet, Président de la Fédération Mondiale, de Jean-Roger Callière, Président de la Fédération européenne, à travers leurs démarches, stages, formations et actions de promotion, œuvrent sans compter pour le développement du Thaing Bando. Ils travaillent notamment pour mettre en place prochainement des rencontres de boxe birmane sur le continent européen. Ces rencontres, quels que soient leurs règlements sont des passages obligés à tout pratiquant. L'affrontement est une des composantes essentielles, à travers le sport de combat, de tout art martial. Gageons sur une formation performante des athlètes du Thaing, afin d'avoir encore demain les combattants polyvalents qui, quelle que soit la forme de rencontre sportive, démontreront qu'une formation complète d'artiste martial permet de devenir un grand combattant et enfin un grand homme...
Actuellement, en Birmanie, la "Boxe Birmane" se pratique de façon variable. D'une part, il existe de façon parcellaire, avec des maîtres disséminés, des organisations de combat dans les villages se déroulant à l'occasion de fêtes locales. Les plus grands tournois sont organisés au mois de Janvier, pour les fêtes de l'indépendance. Chaque année, des centaines de jeunes s'affrontent dans des combats d'une rare violence. Ces derniers, au rythme d'une musique locale, démontrent la richesse de ce sport de combat. Pour la plupart, les boxeurs ont pour maître leur employeur et peuvent combattre jusqu'à l'âge de 45 ans. Certains combattants arrivent néanmoins à partir combattre clandestinement en Thaïlande ou les gains sont plus attrayants. D'autre part, depuis quelques années, le gouvernement organise ses rencontres sur ring, titre en jeu.
LES ÉTATS-UNIS
La venue, pour des raisons politiques, de Maung Gyi aux États-Unis en 1959 a permis le développement des arts martiaux birmans en Amérique du Nord.
Maung Gyi a appris le Thaing en Birmanie avec des professeurs tel que Saw Ni, Bo Mein Sa et Saya Zaw Min. Il séjourne au Japon où, en 1953, avec un petit groupe de pratiquants, il participe à des exhibitions de Kick-boxing. Avec 96 combats à son actif, dont 66 gagnés par KO, il a combattu sous des noms divers : Kobayashi, Maung Maung et Maung Gyi.
À Washington, il créé en 1960 l'American Bando Association (A.B.A.). S'attachant en premier lieu à promouvoir les formes de combats de percussions, "Saya" Maung Gyi participa à de nombreuses démonstrations et combats, pour faire connaître la valeur des combattants birmans. Notamment en 1970 à Dayton, devant 3000 personnes, il bat un grand combattant, le puncheur Tim Fleming, par KO à la deuxième reprise. Dans cette même soirée il met également hors de combat le fameux Berdine. Ses capacités hors du commun, sa valeur de combattant polyvalent et son charisme lui permirent rapidement d'avoir l'écoute de tous. Il continua pendant de nombreuses années à enchaîner les activités promotionnelles et put, grâce à ses victoires dans tous les défis qui s'offraient à lui, faire connaître les Arts Martiaux birmans. Il fit son dernier combat à 48 ans au Madison Square Garden de New York en 1971 où il battit par K.O. le champion du Japon.
Maître reconnu et respecté, il organise dès les années 1960 aux États-Unis des combats de boxe pieds-poings que l'on appellera Kickboxing, puis Bando Burmese Kickboxing sous l'égide de l'A.B.A (Américain Bando Association) et de l'I.B.A (International Bando Association). Les règles utilisées s'inspiraient de l'ancestrale boxe birmane mère de toutes les boxes pieds-poings dans le Sud-Est asiatique. La pression des assureurs d'outre atlantique, les lois étatiques, et la nécessité de permettre aux pratiquants des autres disciplines de se mesurer conduisirent à un aménagement des règles pour les compétitions. L'époque voulait également que, les choses n'étant pas figées, celles-ci varient suivant les organisations. Maung Gyi, très présent sur la scène des arts martiaux américains, participa au début des années 1970 à l'élaboration des règles de la P.K.A (Professionnel Karate Association) première fédération régissant ce nouveau sport, le "kick-boxing". En 1975, Maung Gyi fut l'un des juges du combat qui opposait Bill Wallace à Joe Corley, pour le titre de champion du Monde de Full-contact.
Les grands champions américains de Bando Burmese Kickboxing sont : Jerry George, grand champion, combattant d'exception et merveilleux technicien capable de gagner en combat comme en formes ; Dale Minor champion du monde super lourd dans plusieurs disciplines (kick-boxing, boxe birmane), et enfin Carl Beaman, véritable légende des sports de combat, champion du monde dans toutes les boxes pieds-poings et dans quatre catégories différentes.
En Amérique du Nord cette discipline de précurseur dans les années 60 et 70 cherche un deuxième souffle. En effet ces dernières années, nombre de pratiquants se sont tournés vers des formes de rencontres sportives plus lucratives. Le championnat du monde amateur de "Bando Kickboxing" au mois de novembre rassemble de nombreux amateurs et professionnels, et le "Bando Free Fighting", lui, devient ces dernières années une "coupe de style" qui est un bon complément aux compétitions de formes (kata) et se déroule lors de la même manifestation au mois de mai.
L'EUROPE
Plus près de nous, en Europe, la France est, grâce à Alain-André Feschet, la nation d'implantation la plus ancienne. Aidé par les cadres qu'il a formé, Alain-André Feschet et la F.E.T.B. (Fédération Européenne de Thaing Bando) développent à travers le continent européen la pratique des arts martiaux birmans et notamment de la boxe birmane (Bama Lethwei), forme médiatique propice à la promotion. Actuellement plusieurs pays se structurent : la Russie, l'Angleterre, la Belgique, la Suisse ou plus récemment l'Italie, le Portugal et l'Allemagne.
Les compétiteurs des équipes de Thaing démontrent dans les différentes disciplines pieds-poings leur valeur et la compétence des boxeurs birmans. Pratiquants complets, ces derniers prouvent que la pratique de la boxe birmane, Bama Lethwei produit des compétiteurs polyvalents qui gagnent dans toutes les autres formes pugilistiques (Kick-boxing, Full-contact, Muay-thaï...). Certains, comme Jean-Pierre Sappeï (Champion d'Europe 1988, en poids welter) et surtout Jean-Roger Callière (Champion du Monde 1994 et 1995, en super welter), président de la Fédération européenne de Thaing Bando, et Alain-André Feschet (ex-champion du monde mi-lourd), directeur technique Européen, l'ont démontré sur les rings du monde entier.
Les cadres fédéraux sous l'impulsion d'Alain-André Feschet, Président de la Fédération Mondiale, de Jean-Roger Callière, Président de la Fédération européenne, à travers leurs démarches, stages, formations et actions de promotion, œuvrent sans compter pour le développement du Thaing Bando. Ils travaillent notamment pour mettre en place prochainement des rencontres de boxe birmane sur le continent européen. Ces rencontres, quels que soient leurs règlements sont des passages obligés à tout pratiquant. L'affrontement est une des composantes essentielles, à travers le sport de combat, de tout art martial. Gageons sur une formation performante des athlètes du Thaing, afin d'avoir encore demain les combattants polyvalents qui, quelle que soit la forme de rencontre sportive, démontreront qu'une formation complète d'artiste martial permet de devenir un grand combattant et enfin un grand homme...
