Le Laos , Le Jeet-Ki-Do

Le Laos , Le Jeet-Ki-Do
HISTORIQUE DU JEET-KÏ-DÔ VO-LAG-HONG-DAO
Maître Nguyen Luxuha Xuam
Père du JEET-KÏ-DÔ VLHD

Le JEET-KÏ-DÔ une histoire mal connue...

Luxuha Xuam d'origine Sino Vietnamien né à Tokyo, Japon de nationalité Japonaise à créé la Qualigraphie du nom JEET-KÏ-DÔ, qualigraphie propre au nom de l'art martial qui ce distingue comme une synthèse et qui apporte l'identité d'un art martial nouveau avec son propre sigle, son propre synbole. Les noms et terminaisons créés par Luxuha font de mêmes, tout en reprenant des termes Japonais, Vietnamien, Chinois parfois.

Le JEET-KÏ-DÔ VLHD présente cette particularité propre. Mais son efficacité reste dans le combat un art martial complet.

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LE JEET-KÏ-DÔ
VO-LAG-HONG-DAO
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La Synthèse en pourcentage

Le JEET-KÏ-DÔ est une synthèse d'arts martiaux ce qui nous donne en pourcentage approximatif

- 40 % d'arts martiaux Vietnamien
- 40 % d'arts martiaux Japonais
- 20 % d'arts martiaux Chinois

L'IJF Créé en 1960 et rattaché avec la fédération de Pham Hing King de 1960 A 1993 L'une et la structure propre de JEET-KÏ-DÔ et l'autre est une structure de Vo Vinam art martial Vietnamien qui ont coabitées pendant toutes ces années et se sont décrochées, par la suite, le conseil était composé de

PHAM HING KING Président
Maître de Vo Vinam
PHAM SONG Vice Président
Maître de l'école VO LAG-HONG-DAO
LUXUHA XUAM Vice Président
Maître Fondateur du JEET-KÏ-DÔ VLHD
TOAM Secrétaire
Maître de Viet Vo Dao

Le JEET-KÏ-DÔ Mondial prit son autonomie international en 1993 et est représenté dans 35 Pays.

L'Histoire mal connue du
JEET-KÏ-DÔ VO LAG HONG DAO
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Le Maître Nguyen Luxuha Xuam est né le 23 janvier 1923 à Tokyo (japon) d'origine par ses parents sino vietnamien et d'un père ayant obtenu la nationalité Japonaise en 1920, il suit une grande partie de ses études au Japon, son père cadre dans une entreprise Japonaise de chemise à Tokyo lui enseigna très vite les arts martiaux anciens, puis à 6 ans il l'inscrit dans une école de Kempô.

Le Kempô est né dans l'Ile fameuse d'Okinawa en même temps que le Karaté, il rassemble des techniques de combat à mains nues d'origine Chinoise. Le père de Xuam était un expert du Kung fu du Tigre et du Dragon puisque d'orignie Chinoise, il enseigna à son jeune fils ces arts martiaux.

Le Maître Xuam resta à l'école de Kempô de 6 à 14 ans à cette êge son père l'envoie dans une école militaire de Yamanachi pendant un an jugent son fils trop indiscipliné soit jusqu'à l'âge de 15 et demi par la suite il lui autorise d'aller en vacances chez sa soeur au Laos et d'étudier le Lay May art martial Laotien une forme de boxe à Vietiane, il rencontre des Maîtres d'arts martiaux d'autres styles, à son passage à Saigon (Vietnam)la ou il rencontre le Maître Phan Song un expert de Vovinam. Il décide d'étudier avec ce grand expert les techniques qui seront plus tard la base du futur JEET-KÏ-DÔ.

A l'âge de 16 ans il repart au Japon et s'exile pendant un an pour puiser dans le réservoir des arts martiaux qu'il à déjà étudier.

Le Maître Xuam commence à mélanger tous ces styles martiaux, il garde les bases du Kion Japonais, il inclus des techniques du Kung-Fu de son père, les techniques des ciseaux du Vo Vivinam de l'école VIET VO DAO du Maître Phan Song, il adopte le système de la boxe du Laos qu'il appelle JEET-COMG-DAO qui sera plus tard le MO-TOÏ ou MO-THOÏ.

Revenu à la civilisation il repart à Vientiane chez Liouan il commence à défier des boxeurs Lay Moy, qu'il domine facilement, il prononce pour la première fois le nom JEET-KÏ-Ô en 1940 pour la " voie de l'art du combat total," pour combat complet, il part faire une tournée en 1940 en Thaïlande ou il enseigne à des boxeurs Muay Thaï et prononce le nom MO-THOÏ qui peut aussi s'écrire MO-TOÏ, ce sont des techniques prises au JEET-KÏ-DÔ VO LAG HONG DAO, qu'il enseigne aux boxeurs MUAY THAÏ, " techniques de percutions en 1942 la ou les boxeurs MUAY THAÏ adoptes des techniques et crée des écoles de JEET-KÏ-DÔ aux seins de leurs écoles MUAY THAÏ, l'un des élèves de Xuam qui enseigne en 1942 le MUAY THAÏ s'appele Som Song il était devenu un spécialiste du JEET-KÏ-DÔ également.

Le JEET-KÏ-DÔ fut perfectionné de 1940 A 1960, puisque le Maître Xuam continu sa recherche de techniques en puisant dans d'autres systèmes de Kung-fu, lutte, boxe occidentale pour en faire un art martial complet de combat libre en 1960 la World Jéét-Kï-Dô Fédération Nguyen Luxuha Xuam est né.

Le JEET-KÏ-DÔ est né au Laos du moins l'idée, mais il a été développé et élaboré en Thaïlande, Japon par le Maître Xuam en personne plus de vingt arts martiaux ont servi de support pour la création du JEET-KÏ-DÔ, le JEET-KÏ-DÔ s'inscrit dans le cadre des arts martiaux modernes, nous remarquons en plus que le Maître Xuam a utilisé des termes et des noms Japonais, Chinois, Thaïlandais, Laotiens, Vietnamien, dans les noms des techniques du JEET-KÏ-DÔ, en effet il a gardé comme base le KEMPÔ, qu'il a étudier de 6 à 14 ans au Japon soit pendant huit ans, il a fait une synthèse martial des cinq cultures asiatiques, un art martial qui se donne le droit d'être un art martial complet, non seulement un art martial moderne mais réaliste, efficace puissant. Mais le JEET-KÏ-DÔ et très dure à apprendre aussi bien que par la rigueur de ses entraînements que par ces techniques. Ce qui s'explique puisqu'il reprend une vingtaines d'arts martiaux pour en faire qu'un seul et unique. Le Maître Xuam va alors créé une variante pour que tout le monde puisse pratiqué, et créé le JEET TAI-CHI.

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1960 LE JEET-TAI-CHI
" La Voie des Techniques souples."
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Basé à partir des techniques de clefs de torsions, de points vitaux et de projections du JEET-KÏ-DÔ VO LAG HONG DAO, le Maître Xuam veut que son art martial puisse être pratiqué par tous. Les hommes, les femmes, les anciens, qui n'ont pas toujours la résistance physique et mentale pour pratiqué le JEET-KÏ-DÔ, dans sa version original.

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LE JEET-KÏ-DÔ UN ART MARTIAL
AVANT D'ETRE UN SPORT
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Le Maître Xuam à très vite voulu tester l'efficacité de son art martial et parti testé sa force sur un taureau dans les abattoirs. La il décide de donner les premiers cours de JEET-KÏ-DÔ, il affronta 64 taureaux 11 sont mort les autres ont eu leurs cornes brisées du tranchant de la main. En 1954 il entame une tournée triomphale de démonstrations et de défis aux USA, puis en Asie en affrontant Karatéka, Boxeurs, Lutteurs, et autres adversaires qu'il domine largement soit plus de 400 combats invaincus, exactement 450 combats. Le Maître Xuam se rend par la suite à Lausanne ( Suisse ) la ou il loua une propriété de 1983 à 1992, il commença à donné des cours de JEET-KÏ-DÔ VO LAG HONG DAO et eu pour élèves SAO, THIAM, SANTA, XIFUS ET SOMG SONG, qui ont à leurs tours créés des écoles de JEET-KÏ-DÔ, certains d'entre eux enseigne cette art martial pour le développer.

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CE QUE NOUS SOMMES SUR :
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Le Kempô qui s'écrit aussi Kenpô, Viet Vo Dao Vovinam, La Lutte, La Boxe Occidentale, Le Kobudo Japonais, Le Kung fu de la Mante, du Serpent, de Tigre, du Paon, du Dragon, du Ju-jitsu Japonais, et il y en a encore d'autres système d'arts martiaux que nous ne connaissons pas ou dont nous ne sommes pas sur.

Le Maître Xuam vient de créé un art martial complet, puissant dure, efficace, que l'on peut appeler aujourd'hui " JEET-KÏ-DÔ," créé au Laos mais enseigné dans d'autres pays du continent asiatique le JEET-KÏ-DÔ est aussi plus qu'un simple art martial c'est une école ou le respect et gagné par le travail. C'est une école doté d'une fameuse rivhesse technique où l'humilité est de rigueur, où le mental s'acquiert dans la rigueur nécessaire aux entraînements. En final, le combat ne représente plus qu'une partie d'un tout que l'on peut considérer comme un art de vivre. Le Maître Xuam nous quitta le 21 Août 1993 pris d'une crise cardiaque à Pékin ( Chine ) alors qu'il n'avait que 70 ans soit de 1923 à 1993, il nous laisse alors son héritage le JEET-KÏ-DÔ VO LAG HONG DAO.

Son représentant depuis le 21 Août 1993, attestation du 21 Juillet 1993 nommé successeur international du Maître Nguyen Luxuha Xuam testament officiel du 21 Juillet 1993 fait à Pékin (Chine ) à cette date devient son successeur le 21 Août 1993 Maître Claude SANTA dans le respect du Tectament.

1942 JEET-KÏ-DÔ Version Boxe
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Cette date 1942 reste historique dans l'histoire du JEET-KÏ-DÔ VO LAG HONG DAO qui devient pour certain Thaïlandais une version qu'il rajoute dans la Boxe Thaï, en 1942 un boxeur Muay Thaï lance un défi au Maître Xuam qu'il relève en public, en quelque seconde le Maître Luxuha Xuam m'est le Champion de boxe Thaï K.O Il commence alors à enseigner les techniques du JEET-KÏ-DÔ VO LAG HONG DAO à des boxeurs Muay Thaï parmi les quels son fidelle élève de Muay Thaï Som Song, il rajoute alors les techniques du JEET-KÏ-DÔ versions percutions à sa boxe Muay Thaï.

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L'HISTORIQUE DU JEET-KÏ-DÔ
LA SUITE :
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Le Maître Luxuha Xuam ne recrute pas ses élèves, c'est les élèves qui viennent à lui des jeunes qui veulent apprendre un art martial moderne, une synthèse efficace, et non un style d'art martial ou l'on fait des Katas, et des techniques que Xuam qualifie de danse, Luxuha ne croie pas aux arts martiaux ou les techniques avec un adversaire n'existe pas les Kion, Les Katas. Pour cette raison Xuam recherche l'efficacité avant tout.

Pour le Maître Xuam l'entraînement doit être adapté à notre vie moderne, s'en oublier les entraînements dehors en pleine nature, une approche du combat en corps à corps a partir des techniques circulaires, la méditation, et des entraînements très physiques.

L'approche du combat doit être faite d'après les attaques en percutions, et la seulement le corps à corps et les techniques de combats aux sols seront utilisé. Mais le combat ne peut être fixe, le combat peut aussi commencé en corps à corps et la les clefs, les torsions, les points de pressions seront importantes. Un art martial efficace ne doit pas être fixe, le mot art martial doit prendre toute son importance et ne pas ressembler aux arts martiaux de techniques imposés, où d'autres encore respiratoire ou l'on fait du sur place pendant une heure de cours, non le combat c'est l'étude deux par deux avec un entraînement physique et mentale, une approche du combat réel avec ou s'en armes en respectant la réalité d'une vrais attaque ou défense, les entraînements dans la neige sous les cascades, rien n'est fixe et le combat prend toute ses formes. Nous devons utiliser la nature comme élément d'entraînement et se êttre dans des situations réalistes, le JEET-KÏ-DÔ VO LAG HONG DAO est une art martial vrais, réaliste, efficace complet et puissant.

Comme Luxuha Xuam la créé en 1940 le JEET-KÏ-DÔ respecte le mot art martial et peut être enseigné sous plusieurs formes.

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FIN DE L'HISTORIQUE :
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LE JEET-KÏ-DÔ VO-LAG-HONG-DAO
SES SIGLES QUALIGRAPHIQUES

D'origine Sino Vietnamien né à Tokyo en 1923 de nationalité Japonaise le Maître Luxuha Xuam a créé la qualigraphie propre au nom de l'art martial, qui ce distingue comme une synthèse et qui apporte l'identité d'un art martial nouveau avec son propre synbole.

Les noms les terminaisons créé par Luxuha Xuam font de même, tout en reprenant des termes Japonais, Vietnamien, Chinois parfois.

Le JEET-KÏ-DÔ VLHD représente cette particularité propre, mais son efficacité reste dans le combat un art martial complet.

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HISTORIQUE CONCLUSION
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Le JEET-KÏ-DÔ VLHD n'à aucune frontière technique, il recherche l'efficacité, sa technique et infini, il n'y a pas de limite dans sa recherche, il refuse le stéréo type, nous pouvons tout faire sans nous limité à des techniques qui dans un vrai combat ne nous servent à rien. Le JEET-KÏ-DÔ comme la créé Maître Xuam et un art martial et non un sport. Le respect, l'humilité, le courage, la persévérence, la discipline, l'assiduité, l'honnêteté, sont enseigné dans le JEET6KÏ-DÔ VLHD. Le maniement des armes, Nunchaku, Tanto, Tonfa, Sabre, Baton long et cours, font partie de l'enseignement du JEET-KÏ-DÔ, le mélange de plusieurs styles d'arts martiaux à permit de créé un seule art martial.

VOILA POURQUOI LE JEET-KÏ-DÔ VO-LAG-HONG-DAO ET NE EN 1940

Son fondateur Luxuha Xuam à créé la plus belle des synthèses sous le termes JEET-KÏ-DÔ VO-LAG-HONG-DAO


Pour derniere info sur cet art il paraitrai que l'histoire de cet art aurait inventer de tte piece par le sois disant successeur Claude Santa , que c serai un grand mytomane, a vs de me le dire......
# Posté le vendredi 01 juillet 2005 13:12
Modifié le jeudi 18 août 2005 08:35

Les Phillipines, l'Eskrima ou le Arnis

Les Phillipines, l'Eskrima ou le Arnis
HISTOIRE DE L'ESkRIMA

Située dans une zone géographique ou les civilisations indiennes, asiatiques, arabes et européennes se rencontrent, se mélangent et s'affrontent, la culture philippine à réussit à s'enrichir de nombreux systèmes martiaux tout en cultivant une spécificité martiale unique. Parmi les premières influences, dont il est difficile de remonter au delà du XVe siècle, c'est la culture indienne, et les systèmes martiaux liés au kalaripayat des mercenaires Naïrs du Kerala, qui a transmis la théorie des points vitaux , vraisemblablement d'origine chinoise puisque les Indiens eux même les appellent les « china ati » (points chinois). Ils sont utilisés dans l'Escrima afin de détruire les liaisons nerveuses. On retrouve aussi aux Philippines une technique de massage appelé « Hilot » qui possède des points communs avec la médecine ayurvédique. Les archipels indonésiens et la péninsule malaise avaient développé des arts martiaux variés désignés et réunis sous le terme général de « Penchak Silat » (combat éclair) dans les années 1940. La légende des 10 Datus, c'est à dire les dix « chefs » (professeurs, maîtres... ?) musulmans de Malaisie qui se réfugièrent aux Philippines, est certainement liée à la naissance d'une forme philippine de ces arts du combat qui évolueront ensuite d'une manière indépendante. Les voyageurs et les marchands arabes, dès les débuts de la conversion islamique de l'Asie du Sud Est, avaient apporté un système de combat au bâton originaire d'Egypte appelé « Tahteb ». On utilisait cette forme de combat, depuis la plus haute antiquité, comme entraînement de base au maniement des armes. La civilisation chinoise exercera une influence considérable dans toute l'Asie du sud-est, et il n'est pas étonnant de retrouver aux Philippines des formes de combat comme le Kun-Tao, un art martial proche du vieux Kempo chinois. Il faut aussi prendre en compte les techniques de Shugijutsu, d'Aïki Jutsu ou de Kenjutsu, transmise de manière informelle par l'intermédiaire des nombreuses colonies japonaises des philippines dès le XVe siècle. Mais ce qui retiendra plus particulièrement l'attention des lecteurs européens, c'est l'influence certaine des arts martiaux d'Europe sur l'évolution de l'Escrima. A partir de l'année 1521, lorsque Magellan s'interposa fatalement dans les affaires philippines, l'influence de l'Espagne ne cessa de croître jusqu'à la colonisation presque complète de l'archipel. Les conquistadores apportaient avec eux une organisation militaire bien rôdée et un système de combat efficace qui leur avait permis de conquérir en quelques années les Empires aztèques et incas, et de poser les jalons d'un vaste Empire englobant les quatre continents. Le passe-temps favori des espagnols de la lointaine colonie des îles Philippines était bien évidemment l'escrime, et on peut retrouver, encore aujourd'hui les influences du style espagnol dans la capacité des escrimadors à penser en termes géométriques, à développer un art martial basé sur la notion d'angles d'attaques- angles-mort- etc... et à utiliser des formes géométriques pour codifier le déplacement des combattants. Les Espagnols livrèrent ainsi des combats acharnés aussi bien contre les Hollandais, les Chinois et les Japonais. Ainsi en 1574, le chef Chinois Limahong et ses auxiliaires japonais, sont repoussés devant Manille par une armée de Philippins et d'Espagnols commandée par le conquistador Lezgapi. Le pirate Limahong s'échappe et réussit à fonder une communauté à Pangasinan. Les pirates Japonais, quant à eux, s'installent à Dilao, San Miguel (Bulacan), et Cagayan. En 1582 les Espagnols envoient une expédition contre le pirate japonais Tayfusa qui contrôle le nord de Luçon. En 1608, après de durs combat, le quartier japonais de Dilao est détruit. Le pirate chinois Koxinga (Zhenh Chenggong- 1624-1662) qui avait chassé les Hollandais de Taiwan en 1661 avait créé un royaume pirate qui menaçait directement les Philippines. Le royaume de Koxinga ainsi que le royaume de Hadian et la migration des Hmongs, donneront d'ailleurs naissances aux sociétés secrètes anti-mandchoues comme la Triade (Sanhehui) et la Société du ciel et de la terre mais aussi les fameux « Pavillons Noirs » de 1865 qui infligèrent de sévères défaites aux troupes coloniales Françaises en 1873 et 1883. La communauté chinoise de Manille se révolta à trois reprises en 1603, 1636, et 1762 ; quand aux Moros de Mindanao, ils ne furent jamais complètement soumis. Nous voyons donc que les Espagnols et leurs « alliés » philippins, avaient appris à se battre contre des adversaires très différents, aussi bien contre les techniques de combat issues des systèmes chinois, mais aussi, à partir du XVIIe siècle, contre les mercenaires indonésiens armés de Kriss, qui combattaient pour le compte des Hollandais de la V.O.C (Compagnie des Indes Orientales), ils durent aussi faire face aux terribles Katanas des pirates japonais. Les îles Philippines qui dépendaient du vice royaume du Mexique, fonctionnaient économiquement sur « le système du galion » qui consistait à acheter des soieries et des épices aux Chinois pour être revendues à Acapulco contre un bénéfice considérable. Protéger la ligne commerciale vers le Mexique était donc vital pour les Espagnols. Ce sont les Chrétiens japonais réfugiés aux Philippines à partir de 1614 qui deviendront des mercenaires d'élite, se spécialisant dans la défense des galions. (l'épave du San Miguel retrouvé aux Philippines a livré un nombre impressionnant de « Katanas »).
L'époque moderne de l'Eskrima commence aux alentours du XIXe siècle dans une école d'escrime de Manille, dirigée par Don Jose de Azes qui y enseignait un escrime de style espagnol. Cette école s'appelait simplement la Tanghalan ng Sandata (Salle d'armes en Tagalog... ). Il s'agissait en réalité de la « salle d'armes » du collège Jésuite de l'Ateneo de Manilla réservé à l'aristocratie et aux riches famille hispano-philippines appelés « Illustrados ». Quelques années plus tard, c'est un élève de cette salle d'arme qui deviendra le principal leader indépendantiste philippin. Il s'agit de José Rizal, personnage énigmatique, éduqué dans les meilleures universités européennes et archétype paradoxal d'une figure romantique typiquement européenne qui laissa une ½uvre littéraire remarquable avec ses roman « Noli me tangere » et « Il Flibustisrismo » C'est aux cours de ses études en Espagne, en France et en Allemagne qu'il découvre les idées nationalistes et romantiques qui secouent les Empires européens depuis la Pologne jusqu'à la France.. Rizal rêve d'un « nationalisme » philippin forgé dans la lutte contre le colonisateur espagnol. Pour arriver à ses fins, Rizal, fort de son expérience de Franc-maçon, crée une série d'organisations secrètes. Il fonde ainsi la Ligue Philippine de Hong Kong en 1891(ou les Franc-maçons sont dominants). Evénement historique considérable c'est dans la nuit du 7 juillet 1892, que les conspirateurs Valentin Diaz, Teodoro Plata, Ladislao Diva et Deodato Arellano se réunissent dans une maison de la rue Azcarranga à Manille (aujourd'hui, Claro. M Recto avenue) pour assister à la création de la société secrète d'Andrès Bonifacio, la Katipunan ( Ang Kataastaasan Kagalanggalangang Katipunan ng Anak ng Bayan- La Grande et très honorable fraternité des enfants du peuple), aussi désignée sous l'acronyme K.K.K. qui sera présent sur de nombreux drapeaux révolutionnaires ( Tous les leaders de la Katipunam étaient Francs-maçons). José Rizal sera désigné "de facto" comme président d'honneur alors que celui ci était opposé à une révolution violente. .Le rôle de la Katipunan était effectivement l'organisation de l'insurrection générale des Philippines et la préparation d'une force révolutionnaire capable de combattre les troupes coloniales. Fort de leur expérience dans les arts martiaux européens et philippins acquis dans les salles d'arme des collèges jésuites ou dominicains, les chefs de la conspiration mettent au point une organisation militaire basée sur le combat à l'arme blanche (bolos et dagues) afin de palier au manque d'armes à feux. Après la capture de Rizal lors de son voyage vers Cuba et son exécution aux Philippines en 1892, les révolutionnaires lancent l'insurrection armée, mais celle ci s'enlise dans les divisions internes de la Katipunan. La lutte de pouvoir chez les révolutionnaires culmina avec l'assassinat de son leader Bonifacio. En 1898, la guerre hispano-américaine à Cuba et aux Philippines voit les anciennes colonies espagnoles changer de maîtres. Parmi les partisans étrangers de la Katipunan citons l'écrivain américain Mark Twain qui écrivit un article célèbre « La plus grande plaisanterie du siècle », il fustigea ainsi la traité ou les USA « achetaient » la colonie espagnole pour 20 millions de $, alors que les Espagnols avaient perdu les îles... Mark Twain tenta aussi (vainement) de rallier le jeune Winston Churchill à la cause de la société Katipunan- « Et si vous-même deviez lutter pour votre indépendance ? lui demanda l'écrivain. »(lors de la seconde Guerre mondiale le Premier ministre britannique se souvint très certainement des paroles de Mark Twain lorsqu'il dut lutter contre les armées nazies...) Le manque de fusils chez les révolutionnaires sauva certainement les arts martiaux philippins de disparition... car les chefs militaires de l'insurrection durent utiliser le goût prononcé des Philippins pour toutes sortes de combats et de duels... On raconte ainsi qu'au XVIIIe siècle, les autorités coloniales avaient essayées d'interdire l'utilisation d'armes tranchantes dans les îles philippines, ce qui aurait donné naissance à l'Escrima... Cette « histoire » édifiante de lutte contre un pouvoir colonial tyrannique qui prohibe l'usage du fer semble cependant trop proche des événements qui donnèrent naissance au Karaté d'Okinawa pour être vraie... Quoiqu'il en soit il paraît plus probable que les autorités voyaient d'un mauvais ½il ce qui ressemblait à des signes martiaux ostentatoires comme le port simultané de la dague et du bolos car il est indéniable que les Philippins, avaient observé les duels entre espagnols, et avaient adapté l'escrime européenne à leurs coutumes locales des duels à mort. Ces fameux duels appelés « patayan » étaient motivés par le seul désir de démontrer une supériorité martiale sur un adversaire. Si les Philippins les plus pauvres n'avaient pas les moyens, ni la possibilité légale de posséder des armes rares et onéreuses comme les rapières forgées en Europe (sauf les « Illustrados »), ils pouvaient par contre utiliser ce qu'ils avaient sous la main en permanence la machette et le poignard. On comprend, dès lors, la crainte des Espagnols de se confronter militairement à une population entraînée quotidiennement aux arts du combat... Pour éviter les rigueurs de la justice coloniale et s'entraîner en paix (et en sécurité...), la plupart des escrimadors remplacèrent alors les armes tranchantes par des bâtons de différentes longueurs. Paradoxalement, l'utilisation des bâtons permit d'améliorer les méthodes d'entraînement, tout en poussant la technique des angles d'attaque hérité du style espagnol vers une plus grande complexité, et une évolution vers un véritable art martial, ou les techniques sont liées entre elles à l'intérieur de systèmes différents, cherchant tous à leur à leurs manière une voie originale vers le combat extrême ou « combate general ». Cette voie martiale perdura ainsi sous la forme meurtrière des Patayan jusque dans les années 1950, pour laisser place aux systèmes de l'Eskrima moderne (orthographié avec un « K »), moins sanglants, mais toujours aussi efficaces...
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# Posté le vendredi 01 juillet 2005 14:06
Modifié le samedi 20 août 2005 17:37

L'Inde, le Kalaripayat

L'Inde, le Kalaripayat
Le Kalaripayat ou Kalarippayat est un art martial originaire du Kerala en Inde du Sud. Kalaripayat signifie, en malayalam, « le lieu des exercices », de kalari, le lieu, l'arène, l'espace de dialogue et payattu, exercice. Le kalaripayat serait avec le Varma Kalai, originaire de l'État voisin du Tamil Nadu, l'une des plus anciennes techniques martiales et mais aussi médicales connues. Les gurû de kalaripayat, appelés gurukkal, sont guerriers et médecins, car ils sont censés connaître les techniques qui tuent mais aussi qui soignent

Les danseurs de kathakali exercent aussi leur art dans un espace consacré nommé kalari et leur entraînement emprunte des exercices au kalarippayat, comme les quatre sortes de lancers de jambes (kalugal) mais aussi ses techniques de massages liées à l'ayurveda — (du sanskrit veda, connaissance et ayur, vie ) — la médecine traditionnelle indienne basée probablement sur celle des Aryens (Iran et Nord-Ouest de l'Inde), médecine qui est aujourd'hui essentiellement pratiquée dans l'Inde du Sud, en particulier au Kérala.
L'ancêtre des arts martiaux
Le kalaripayat, lié aux arts des traditions hindouiste et bouddhiste, serait à l'origine des arts martiaux asiatiques par l'intermédiaire d'un prince kéralais. En effet, d'après la tradition, dans les années 510 de notre ère, Bodhidharma, fils du râja Sugandha, né à Kanchipuram la capitale de la dynastie des Pallava dans le sud de l'Inde, avait fondé près de Kottayam, au Kerala, la première école de kalaripayat, puis était parti ensuite pour la Chine, où il fonda une école de ce qui deviendra le kung-fu au monastère de Shaolin. Bodhidharma est considéré comme le créateur de l'école bouddhiste Ch'an de Chine et du bouddhisme Zen du Japon où il est connu sous le nom de Bodai Daruma. En fait, il est plus probable qu'il ait importé le kalaripayat en Chine et lui ait associé certaines techniques locales qu'il aurait structurées en un ensemble cohérent.

[modifier]
La pratique du kalaripayat
Le kalarippayat se pratique généralement dans le kalari, une salle de 14 m sur 7. Il se caractérise par des positions très basses portant des noms d'animaux ainsi que par de nombreux sauts très hauts. Le kalarippayat connaît deux styles, le style thekkan ou style du sud et le vadakkan ou style du Nord. Dans les deux styles, une dizaine d'armes sont encore enseignées parmi les dix-huit armes qui étaient étudiées autrefois. Dans la tradition locale il fallait plusieurs années pour maîtriser une seule arme.

On compte, dans la pratique du kalaripayat, quatre niveaux :

meythari : la pratique d'exercices pour maîtriser l'équilibre tant au niveau du sol que durant les sauts, ainsi que la concentration,
kolthari : la pratique en utilisant des armes en bois qui sont de plus en plus courte à mesure des progrès de l'élève,
ankathari : la pratique en utilisant des armes véritables en métal, tout d'abord en luttant contre la même arme que l'on a en main, puis contre une arme différente,
verumkai : la pratique de l'auto-défense à mains nues et la connaissance des points vitaux et des clés.
Le pratiquant de haut niveau connaît donc un ensemble de points vitaux qu'il peut utiliser pour nuire à son adversaire mais il doit aussi maîtriser la contrepartie de ce pouvoir c'est-à-dire savoir guérir en les mettant à contribution. Ce qui fait que les gurû de kalaripayat sont généralement aussi médecins ayurvédiques, des thérapeutes qui mettent à profit un ensemble de massages kalari pour soigner leurs patients
# Posté le vendredi 01 juillet 2005 15:18
Modifié le samedi 20 août 2005 17:42

Le Varma Kalai

Le Varma Kalai
Le Varma Kalai est un art martial originaire du Sud-Est de l'Inde, plus exactement du Tamil Nadu.

Littéralement, « Varma Kalai » signifie « Art des points vitaux ». On y apprend l'art de combattre à main nue, et avec des armes, ainsi que la gymnastique martiale qui renforce le corps et la santé.

L'étude de cet art ne se résume pas à apprendre des techniques de combat mais vise à former des individus sains et équilibrés

Voila sino en Inde ya le yoga que tt le monde connait mai c par un art martial.....
# Posté le vendredi 01 juillet 2005 15:39
Modifié le samedi 20 août 2005 17:45

Le Tibet, Le Sengueï Ngaro

Le Tibet, Le Sengueï Ngaro
C'est aux alentours du XV ème siècle que les moines tibétains se virent dans l'obligation de créer une technique de défense - qui deviendra par la suite un véritable art martial - ceci afin de se défendre contre les mauvaises actions exécutées par des Khampas.
Ces bandits tibétains, réputés pour leur art de la guerre et leur férocité au combat, résidaient dans la région orientale du Tibet : le Kham. A cette époque, ils enlevaient régulièrement des hauts dignitaires de monastères, des “ précieux ” lamas de haut rang, très vénérés ; ainsi que des lamas médecins les Amchi. Ils exigeaient alors des rançons énormes et, une fois leur otage libéré, recommençaient aussitôt leurs méfaits.

C'est dans ce climat d'insécurité constante que naquirent les premières techniques martiales du Sengueï Ngaro. Cet art vît le jour dans une région du Kham et fut fondé par un lama bouddhiste nommé Lama Daidot. Ce lama aurait résidé par la suite dans un temple près de Débrung , après avoir été ordonné moine au Tibet. Il était né au Tibet, dans la région du Kham , dans une famille de nomades tibétains.

Le “ Rugissement du Lion ”, en tibétain Sengueï Ngaro, était le premier nom donné à cet art martial. La tradition orale mentionne que Lama Daidot a reçu un jour une transmission directement de la lionne des neiges (en tibétain "Seng").

Mais, toujours d'après la tradition orale, il semblerait qu'une grande partie des enseignements secrets du Sengueï Ngaro proviendrait d'un Togden, un ascète yogi réalisé qui résidait dans une grotte des montagnes proches. Le Lama Daidot lui aurait fait la requête d'un enseignement adapté pour la défense des moines, tout en conservant la discipline, l'éthique et la sagesse que prônaient les écoles bouddhistes des monastères tibétains.

Après le Lama Daidot, la tradition de cet art martial s'est perpétuée, à l'image des différentes écoles du bouddhisme tibétain, sous la forme d'une lignée - jusqu'à lors ininterrompue - de détenteurs de l'art des “ lama guerriers Sengueï Ngaro ”..

Le Senguéï Ngaro est un art martial traditionnel, fondé au XVe siècle au Tibet, dans la région du Kham .

Il s'est transmis sans interruption par une lignée de “ lama-guerriers ”. Depuis son fondateur, le Lama Daidot, la tradition s'est perpétuée pendant neuf générations, jusqu'à Yogi Tchouzar Pa, qui est aujourd'hui le dernier héritier du Senguéï Ngaro.

Enseigné jusqu'à lors secrètement au sein d'un monastère tibétain, le Senguéï Ngaro comprend un ensemble très vaste de formes martiales. Ces techniques de défense du corps alliées aux méditations avancées sur la nature ultime de l'esprit et des phénomènes, font partie d'un entraînement progressif qui peut prendre plusieurs années.

Mais le Sengueï Ngaro recèle également toute une philosophie particulière, indissociable d'une pédagogie unique et surprenante. Cette philosophie du “ guerrier de l'Eveil ”, prend racine dans la tradition bouddhiste ; plus particulièrement dans la sagesse vivante des lamas tibétains.

L'art du Sengueï Ngaro fait partie intégrante de la tradition culturelle du Tibet. Même si elle n'est pas incluse dans les différentes écoles du bouddhisme tibétain, cette pratique est fortement imprégnée des enseignements du dharma.

Cet art martial des lama-guerriers ne peut donc être véritablement pratiqué sans cette sagesse unique du bouddhisme tibétain.


LA MAUVAISE CONDUITE

Dans la pratique martiale du Sengueï Ngaro, l'attitude mentale est essentielle. En effet, ce qui rend l'acte bénéfique ou nuisible n'est pas son apparence, ni sa dimension, mais l'intention bonne ou mauvaise qui l'anime. Ainsi, l'attitude mentale de " l'esprit d'Eveil " (skt :Bodhicitta) est très importante dans la discipline martiale du Sengueï Ngaro. Dans le Sengueï Ngaro, respecter la vie c'est respecter, sans exception, la moindre parcelle de vie qui nous entoure. C'est une attitude naturelle.

Dans la tradition martiale du Sengueï Ngaro on s'applique essentiellement à ne pas être distrait par les objets des cinq sens, car notre conscience peut être sujette à l'erreur, à la tromperie, ou encore à l'illusion. Les enseignements du Sengueï Ngaro parlent de ces hallucinations du samsara, dues à cette conscience distraite source de toute souffrance. Songeant à l'heure incertaine de la mort, souvent causée par cette conscience distraite, un pratiquant du Sengueï Ngaro devrait plus craindre sa propre conscience distraite que le plus valeureux de ses adversaires.




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LA PRATIQUE DE L'ECHANGE

Transformer une situation d'agressivité en situation de calme dépend uniquement de notre attitude compatissante et de notre intention. Pour faire naître cette attitude compatissante on doit développer la capacité de voir l'autre comme plus important que soi. Cette attitude de bienveillance et d'ouverture nous permet alors de prendre conscience de notre ennemi et de le considérer avec compassion Si on considère notre ennemi comme plus important que soi-même alors on peut renverser toute situation d'agressivité. Avoir cette capacité de voir l'autre comme plus important que soi dépend de la force de notre compassion. Si notre compassion est véritable, et que l'on se préoccupe plus du bien être d'autrui que de son propre bien être, alors on sera capable de faire ce que l'on appelle l'échange de soi pour autrui.

Cette pratique de l'échange, nommée en tibétain tonglèn, nous permet de s'exercer essentiellement à la non agressivité et au développement de la compassion dans la pratique du Senguéï Ngaro. La pratique de l'échange amène à éliminer toute lutte, tout conflit, car elle dissout la frontière que l'on érige habituellement entre soi et autrui. Elle amène également à considérer son propre ennemi comme plus important que soi. Car notre ennemi nous permet de faire accroître nos qualités. En ne répondant pas à la colère , notre ennemi nous amène ainsi à développer la non agressivité et à éliminer la haine. Agir en lama-guerrier c'est considérer quiconque manifeste de l'agressivité et de la colère comme plus précieux que son propre corps.

Dans les " Trente sept pratiques d'un Bodhisattva ", il est dit : “ Pour un bodhisattva qui aspire aux richesses de la vertu, tout agresseur est comme un précieux trésor ... ”.

Méditation en action, le Sengueï Ngaro est une activité du bodhisattva car elle prend racine dans la compassion et la volonté de transformer une situation conflictuelle en situation de paix. Le lama-guerrier doit ainsi se comporter en bodhisattva et générer les " Quatre Incommensurables " (l'amour, la compassion, la joie, et l'équanimité). Il donne avec compassion, sans limite, sans réserve. Il donne avec une attitude d'intrépidité et de concentration, avec le courage et l'assurance d'un lion.

L'art du Sengueï Ngaro comporte des exercices spécifiques et des méditations particulières qui permettent de transformer une

situation d'agressivité, telle une attaque physique sur notre personne, tout en conservant une attitude compatissante avant, pendant et après l'action. Ainsi même si l'on prend des coups avant d'avoir pu neutraliser l'agressivité, ou que l'on se rend compte que l'on a été blessé après avoir immobilisé son agresseur, cela n'altère pas notre action et notre respiration, support essentiel de cette pratique de l'échange.



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LES SIX PERFECTIONS TRANSCENDANTES

Bien plus que d'aspirer à cheminer vers l'état de Bouddha, afin d'être capable de secourir tous les êtres et de les aider au niveau le plus subtil, le pratiquant du Sengueï Ngaro doit mettre en pratique cette attitude de compassion pour tous ceux qui souffrent. Pour cela, il devra agir en bodhisattva et cultiver les six perfections : le don, la discipline, la patience, l'effort, la concentration et la connaissance transcendante.

La pratique des cinq premières perfections amenant à la réalisation de la sixième perfection : la connaissance transcendante Cette discipline martiale prend racine dans la pratique conjointe des six perfections. En les pratiquant, on entre dans la voie véritable du guerrier de l'Eveil. C'est là la voie du courage et de l'intrépidité du Lion Rugissant, du Senguéï Ngaro.

LE DON DE LA PROTECTION


La première perfection concerne la vertu du don, de la générosité, en particulier le don de la “ non-peur ”. Il concerne une forme spécifique de don, considérée comme très élevée, visant à protéger.

Protéger la vie est identique à agir avec compassion. L'acte de la générosité n'est pas dirigé vers l'objet. C'est une attitude spontanée qui, lorsque nous ressentons la colère ou la haine d'un individu envers un autre ou envers soi-même ou que nous voyons un comportement malveillant envers une personne, il nous paraît alors vital de contrôler cette colère et de tenter d'en diminuer l'intensité. C'est là l'application et le sens du Sengueï Ngaro. L'acte de générosité ou de protection de la vie doit être un acte spontané, sans limite, libre d'entrave, libre d'artifice. En pratiquant cette forme de don cela nous apportera le courage et l'intrépidité. Si l'on s'entraîne dans l'art du Sengueï Ngaro, notre vaillance grandira peu à peu, puis deviendra comme celle d'un lion.

On peut certes agir de mille façons, mais quelle est la manière juste d'agir ? C'est pourquoi le don de la protection dans l'art du Sengueï Ngaro nécessite également le développement de la discipline, qui est la deuxième perfection. Grâce à la discipline on pourra développer véritablement un juste manière d'agir conjointement au développement de la grande compassion incommensurable.

LA DISCIPLINE MORALE

Si nous désirons cultiver la générosité et, en particulier le don de la protection, en désirant accomplir le bien d'autrui, il nous est indispensable d'y appliquer une discipline afin de s'abstenir de la non-vertu et ainsi éviter de nuire à autrui dans nos actions physiques, verbales ou mentales.

Afin que notre discipline soit la plus utile et devienne une véritable perfection de la discipline le pratiquant doit donc posséder et développer progressivement une discipline authentique qui l'abstient de nuire à autrui. Cette discipline peut être appelée discipline "morale" car elle rassemble tout ce qui est vertueux et positif et ce qui permet de secourir les êtres vivants “ Evite la sauvagerie et la précipitation, et cultive le sourire dans l'action. ” nous conseille Lama Tra, le maître de Yogi Tchouzar Pa.

Protéger ceux qui sont en danger fait partie également de cette perfection de la discipline morale.

Un jour où Yogi Tchouzar Pa s'entraînait avec son maître, Lama Tra, celui-ci, voyant que son élève privilégiait l'aspect martial dans son exécution de la forme en négligeant cette motivation essentielle, l'interrompit et lui dit calmement : “ Notre regard doit toujours être animé de bienveillance Car c'est grâce à notre ennemi que l'on peut s'éveiller ”.

Il faut comprendre par là que si des êtres agissent avec colère et que leurs actions provoquent de l'agressivité et une situation de mise en danger, c'est qu'ils sont sous l'emprise des émotions perturbatrices et de la dualité. Il est nécessaire alors de développer de la compassion pour ces êtres et faire jaillir en soi l'esprit d'Eveil, le désir de leur venir en aide et de les libérer de leurs émotions perturbatrices.

L'art martial des lamas-guerriers n'a jamais été conçu pour faire des démonstrations ou encore des spectacles comme lors des danses traditionnelles lamaïstes du losar. Cet art ne doit être utilisé que lorsque nous jugeons nécessaire de protéger ceux qui sont en danger ; nous devons les secourir en conservant une attitude bienveillante et compassionnée.

Mais libérer un être qui est sous l'emprise des perturbations, telle la colère par exemple, ne signifie pas se mettre soi-même en colère. Voire même se mettre dans une plus grande colère que l'autre, en pensant que cela va résoudre le conflit. C'est la même chose pour des paroles injurieuses : on va se mettre à en dire encore plus que l'autre, en pensant que de cette façon on en sortira vainqueur.
Il faut être très vigilant afin de ne pas se laisser entraîner dans la colère. C'est cela agir avec la perfection du don de la non-peur alliée à la perfection de la discipline morale qui consiste à venir en aide aux êtres vivants. Il ne faut pas se laisser atteindre soi-même par les perturbations d'autrui. Notre production de l'esprit d'Eveil nous permettra ainsi de résoudre avec sagesse les conflits qui nous entourent, en donnant un sens à nos actions sans enfreindre la règle de la discipline morale.

Un pratiquant du Senguéï Ngaro doit toujours agir de façon habile s'il veut venir à bout des perturbations et parachever ainsi la perfection de la discipline morale. Celui qui agit alors avec moralité à travers ses actes, ses paroles et ses pensées, peut être considéré comme un véritable pratiquant du Sengueï Ngaro, s'il sait préserver la pureté de la discipline.

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LA PATIENCE

Développer la patience permet de ne pas se mettre en colère. De nombreux obstacles peuvent surgir dans notre vie, qu'ils soient extérieurs ou intérieurs. Il nous faut donc être extrêmement patient par rapport à ces hostilités et faire des efforts pour développer cette vertu qu'est la patience. Car le véritable antidote à la colère est la patience.

Se mettre en colère contre une personne détruit non seulement toute notre énergie positive et nos mérites, mais est aussi la cause principale nuisant à l'exercice de la patience. C'est pour cela que l'on doit s'efforcer à maintenir un état d'esprit paisible, de contentement et de chérissement à l'égard des êtres, même s'ils ont un désir malveillant envers nous, ou qu'ils se mettent en colère et veulent nous abaisser, ou encore, s'ils nous mettent en danger physiquement en ayant une attitude très hostile à notre égard.

Il faut considérer l'adversité comme une aide sur la voie spirituelle. On se doit de développer l'attitude sincère qui, chaque fois que la souffrance et la négativité s'élèveront, on s'en servira comme une aide pour engendrer la vertu.

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L'EFFORT

La perfection de l'effort est caractérisée par l'enthousiasme et la joie que génère le pratiquant du Sengueï Ngaro lorsqu'il s'exerce à faire le bien autour de lui. Même lors de ses propres entraînements dans les diverses techniques martiales, il doit toujours développer naturellement cette persévérance. Quand cela ne devient pas une contrainte, un fardeau, quand rien n'apparaît inutile ou ennuyeux., alors c'est que l'on commence vraiment à générer cette persévérance enthousiaste. Pour que celle-ci nous permette de réaliser pleinement nos souhaits, il nous faudra éviter de pratiquer par intermitence ou en développant des efforts limités, et développer un effort enthousiaste. Seul cet effort, généré par l'esprit d'Eveil, pourra permettre l'accumulation des mérites et l'avènement de toute vertu. La source de l'effort est l'ampleur de notre motivation. Seule cette motivation pure d'aider les êtres nous permettra de parvenir à l'état de l'illumination.

Ainsi si l'on ne s'attarde qu'à la rudesse de l'effort, on peut certes défaillir, probablement abandonner en route, voire même faire demi tour ! Cependant, si l'on génère un effort accompagné d'une conduite vertueuse, on vaincra certainement la paresse. De cette façon on ne pourra plus faire demi-tour par découragement ou par attirance vers la futilité ou les adversités non-vertueuses.

Il arrive bien souvent qu'un pratiquant développe beaucoup d'effort et d'enthousiasme au commencement de son entraînement puis abandonne car il n'obtient pas de grands résultats. On peut comparer ce type d'effort à une forte cascade qui s'écoule de la montagne pendant une courte période, due à un violent orage. Quand un pratiquant développe par contre un effort constant et cultive avec douceur la persévérance en désirant fermement progresser jusqu'à l'atteinte de l'Eveil, qu'importe le temps et les efforts déployés qui seront nécessaires pour mener à bien ce souhait, on peut alors le comparer à une puissante rivière qui coule chaque jour, chaque nuit, chaque année sans interruption... Être patient ne suffit pas. Il faut parfaire la persévérance enthousiaste si l'on veut accumuler du mérite. Il est dit que tout comme il n'y a pas de mouvement sans vent, les mérites ne se produisent pas sans persévérance ou courage.

LA CONCENTRATION

Quand on débute l'art du Sengueï Ngaro l'esprit est le plus souvent perturbé et facilement distrait. Aussi, afin d'éliminer progressivement toute dispersion mentale il est nécessaire de développer l'attention et la vigilance. Cela permet alors de demeurer dans un état parfaitement paisible : Dans la tradition du Sengueï Ngaro, la pratique de la concentration s'effectue en plusieurs étapes. Il est recommandé au départ d'adopter une position assise correcte, le plus souvent définie en sept points ; puis de pratiquer essentiellement cette concentration dans le mouvement, dans l'action. Il y a des exercices spécifiques pour cela. Après quelques mois, voire quelques années d'entraînement, l'esprit devient graduellement plus clair et l'état de concentration s'accroît également. Cela permet de demeurer dans un état parfaitement paisible, et de ne pas sombrer dans l'agitation surtout dans l'action lorsque nous devrons faire face par exemple à une situation agressive et tendue. On développera alors la capacité de ne faire qu'un avec la situation qui se présente. Cette capacité combine différentes qualités comme par exemple l'attention, l'intrépidité ou encore l'ouverture, avec la bodhicitta.

En fonction de la situation qui se présente, notre réaction possédera diverses qualités. Si l'on cultive l'esprit d'éveil, certaines de ces qualités vont apparaître spontanément comme par exemple l'attention, l'intrépidité ou encore l'ouverture.

L'attention est la qualité de notre observation, dépouillée elle-même de toutes obstruction et de toute surcharge conceptuelle. L'attention s'acquièrt par la pratique de la méditation. Ce n'est pas une attention figée et coupée du monde. C'est une transparence de la situation qui amène une vision immédiate et authentique de la réalité.

L'intrépidité est cette attitude du lion qui est une forme d'"assurance". Habituellement, face à un agresseur, on perd ses moyens, on recherche la domination et la supériorité en bloquant la situation, en l'orientant d'emblée vers un souci de vaincre notre peur, ou notre manque de confiance. Agir avec intrépidité demande cette assurance du lion. Le lion n'a pas besoin d'extérioriser sa force ou de se montrer autre afin de s'imposer. Il n'a qu'à rugir et ce rugissement est le signe de cette intrépidité. Ce rugissement nous fait entrer directement et simplement dans la réponse spontanée, dans l'action parfaite. C'est là la vraie perfection de la concentration.

Quant à l'ouverture, c'est une façon d'être. Ce n'est pas un état de relâchement ou de torpeur. Il s'agit d'un état de présence lucide qui apporte une connaissance précise. Elle se fonde sur la confiance et la maîtrise de soi. Si on a le doute d'être submergé par la situation, ou la peur de ne pas être capable d'agir correctement, ou encore le manque de confiance dans ses capacités, alors développer l'intrépidité ne suffira pas si on ne cultive pas également l'ouverture. Etre ouvert c'est être libre de fixation, être transparent, être comme l'espace.


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LA CONNAISSANCE TRANSCENDANTE


La sagesse est l'unique moyen pour apaiser sa propre souffrance et celle d'autrui. En unissant la sagesse au calme mental on pourra alors atteindre la réalisation directe de la vérité ultime. En développant la sagesse on développe un esprit vertueux et on dissipe le doute et la confusion. Mais c'est uniquement en pratiquant la sagesse avec une motivation pure de boddhicitta que l'on peut parler de perfection de la sagesse.

Le Sengueï Ngaro enseigne divreses méthodes pour accroître la sagesse. L'une d'elle est le Yoga Tchouzar. Dans le Yoga Tchouzar on s'exerce à développer un équilibre méditatif sur la Vacuité et on appréhende ainsi la vérité ultime sans aucune apparence dualiste. On peut alors très bien distinguer avec clarté ce qui est vertueux de ce qui ne l'est pas, et ainsi savoir ce qui est à pratiquer et ce qui ne l'est pas. La sagesse nous éclaire sur le chemin de la pratique spirituelle.


DE LA COLERE A LA COMPASSION


Avant de savoir comment réagir, quelle est l'action juste, il est essentiel de comprendre pourquoi cette situation de conflit se produit. Sa Sainteté Kalou Rinpotché disait “ ce ne sont pas les armes qui font la guerre mais les gens qui les emploient ”. En effet, c'est l'esprit des gens qui produit l'agressivité, la colère et la haine. Et cette agressivité amène à la guerre, au fait de se battre. Eliminer les causes de l'agressivité n'éliminera pas la guerre : désarmer un agresseur n'éliminera pas le conflit, l'agressivité ou la colère. Il faut travailler au niveau de l'esprit individuel car c'est de cet esprit que s'élèvent les émotions.

Dans l'art du Sengueï Ngaro il y a un enseignement qui traite des différentes façons dont l'agressivité peut naître, comment elle se manifeste (à travers différentes formes et étapes) et comment y remédier, en utilisant les moyens habiles appropriés visant à transformer chaque type d'affrontement en situation de paix. L'énergie déplacée lors d'une agression peut être gigantesque et la façon dont le conflit peut être résolu dépendra de cet instant précis où la colère extrême sera transformée en compassion extrême. C'est là l'image du nuage de la haine totalement dissipé et instantanément remplacé par le ciel immaculé et lumineux.

Pour cela le geste doit être vide, non-né. Il doit être insaisissable, impermanent, il n'y a pas d'aller, pas de retour. Le mouvement est là mais si on veut l'observer, on ne le voit pas. Si on le recherche il est introuvable. Et pourtant il demeure... mais ne reste pas ! En en reconnaissant la nature ultime, vous coupez la racine de l'illusion : l'illusion d'un attaqué, d'un attaquant et d'une attaque. En établissant sa conscience dans un état vide, non assujetti à la situation et libre de toute intellectualisation, on peut alors obtenir un état de calme comme l'espace, dénué d'effort, libre des extrêmes. Pour cela il faut être sans centre ni périphérie. A cet instant, alors que les objets des six sens nous apparaissent, le son des armes, la vue de l'agresseur, etc, il faut laisser sa conscience s'illuminer d'elle-même. L'agression s'auto-libèrera d'elle même et les pensées s'évanouiront sans laisser de traces comme les vagues disparaissant dans l'eau.
# Posté le vendredi 01 juillet 2005 15:51
Modifié le samedi 20 août 2005 17:55